Sourires et palourdes et … enfin on navigue un peu!
de Sète : l’Aubane, le Chrisylvanat, la Barcotte, la Damienne le Singe, le Pointu
de Bouzigues : l’Amitié, Loulette, le Mont saintclair, et le bateau de Denis
on pique-nique au mouillage au Rouquayrol et on NAVIGUE !
un petit vire -vire,
et on est tous contents, contents, contents …
Le poète tunisien Moncef Ghachem, invité aux Voix Vives de Méditerranée, est un fils et petit fils de pêcheur. Dans son recueil ‘les Mugelières’, les décrit ainsi : « certaines barques étaient munies de ‘sautades’ (damassa), filets tramails suspendus à des roseaux posés horizontalement sur la face des eaux, ces sautades encerclent les mulets qui s’agitent et sautillent par myriades dans les grillages… »
*muge ou mulet sauteur
ici, la mer étant peu profonde, les piquets sont plantés dans le sable : vue générale pliage du filet filets à terre avec piquets piquets en canisses mur-barrage de filets capéchade pour piéger les muges vue de près au Musée Maritime de Carthage
comme les îles sont couvertes de palmiers, les piquets sont doublés par une ligne de palmes (DJERID) plantées, car les muges aiment l’ombre, et ils filent le long des murs de palmes, les « CHERFIAS »
vue générale
plus près
et les bateaux s’approchent
plus près
plus près
palmes prêtes à être embarquées
et prêtes à être plantées
Une pêche artisanale, mais pour combien de temps encore ?
Un grand merci à Moncef, rencontré sur notre barquette qui avec Voile Latine de Sète avait participé au Festival de poésie.
mer de quelques mètres de profondeur au village d’El Attaya,
les voiles durent longtemps beau patchwork !
au port, barque évasée
la partègue aide s’il y a peu de vent et 50cm de profondeur
et aussi pour sortir et rentrer au port avec ou sans moteur
encore la partègue !
elle aide aussi à décoincer la voile !
départ, petite marée appelée « mer vivante »
le mât est court et incliné vers l’arrière
l’antenne longue et souple pour résister au clapôt vers le large
voile déchirée mais à bonne main un ris est pris par mer moutonnante
la rame toujours prête
barre très longue pour travailler au filet
ce pêcheur de 82 ans est très à l’aise
tenue de la voile pour s’orienter dans le port
voile qui va être ferlée en mer
sur une felouque de 6m par 2m, à « la monte » ou drisse tout est simple, pas de taquets !
pas non plus au mât, on enroule !
rencontre : retour de pêche,
souvent à 2 bateaux l’un porte les filets
la barque est pleine
vers les pêcheries : capéchades avec mur de palmes « mugelières » pour la pêche au muge
et pots pour attraper les poulpes passage discret le soir..
Nous remercions tous les pêcheurs qui ont donné de leur temps, des explications détaillées, un « salam » chaleureux et toujours avec un grand sens de l’accueil.
Nous, voiles latines de Sète, Bouzigues et Palavas soit 4 catalanes et une barquette, avons embarqué des poètes, Danièle Estèbe-Hoursiangou, Moncef Ghachem … avec leur public vers le cimetière marin où est enterré un des leurs, Paul Valéry …ce fut une belle rencontre sur notre Méditerranée à tous… et voilà les premières images
il déclame ou il parle poissons ? car il est fils et petit fils de pêcheur et la mer est son domaine, ah ! les dorades coryphènes !